L’Apéro-Sports #16 – Ce que vous avez loupé de l’actualité sportive !

Nous avons pensé à vous ! Voici un petit résumé de la journée pour briller dans les discussions. Entre les pintes à 5 euros de l’Happy Hour, une poignée de cacahuètes et deux tranches de saucisson. Au menu ce soir : Sergio Conceiçao, Infantino, un petit point innovation, et pour terminer un mot du Stade Français.  

 

L’Apéro-Sports du jeudi 8 décembre 2016 !

 

L’unique supporter de Waldemar : Le Point Soleil de Nantes, le commerce a trop peur perdre le client qui fait tourner la boutique !

Foot. La famille Kita a trouvé Son nouveau souffre douleur, en nommant au poste d’entraîneur, de leur club à la dérive, Sergio Conceiçao. L’ancien international portugais a donné son accord pour rejoindre le bourbier nantais, où une frange des supporters a décidé de ne plus soutenir une équipe actuellement 19ème de Ligue 1 et incapable de réagir, même après le départ du gardois Girard. Le discours plein de testostérone et isolationniste du meilleur entraîneur de Ligue 1 en 2012 ET 2014 a laissé place à celui mâtiné de « saudade » de Sergi, avec pour objectif de secouer l’effectif. Un temps annoncé à Marseille ou Metz, l’ancien milieu fait un peu office de mercenaire du football, non seulement après une carrière de joueur bien riche, où il aura enchaîné 11 clubs en 16 ans, mais aussi en ne réussissant pas à s’inscrire dans la durée une fois assis sur un banc, puisqu’en signant à Nantes, il rejoint son 6ème club depuis 2010, avec des résultats somme toute ordinaires (une belle deuxième place en tant qu’adjoint au Standard de Liège, sauvetage d’Olhanense, 8ème avec Coimbra, 4ème avec Braga et 10ème avec le Vitoria Guimaraes). Mais Sergio a un truc en plus, puisque derrière lui se trouve Jorge Mendes, le beau gosse ancien dirigeant de boîte et devenu le nouveau Capo mafieux du football. En mettant le pied dans la porte Nantaise, va-t-il forcer le coffre fort des Kita ? Et faire passer le fameux cap souhaité par le toujours orangeais Waldermar, car la nouvelle dimension pour le moment ressemble plus à une future pizza congelée de notre Ligue 2, plutôt qu’un bon Pastéis de Nata tiède.




On a pas compris ce que faisaient sur une même photo Manuel Valls (à gauche), Pacal Obispo (au centre) et Jango Edwards (à droite)… Mais vraiment pas

Bonne bouffe toujours. Alors que la Fifa s’est libérée de l’emprise de l’argentier Blatter, c’est au tour de l’usurpateur Infantino (ayant pris le poste réservé à notre Platoche national) de sortir des idées étranges pour faire entrer encore plus de cash dans les coffres bondés de l’instance installée à Zurich. L’italien n’en démord pas, et veut absolument lancer un mondial réunissant au minimum 40, voire même 48 nations, réparties soit en 10 poules de 4, soit 16 poules de 3 en fonction du nombre d’équipes. L’excuse avancée, pour justifier ce nouveau bordel général, réside dans le simple fait d’inviter plus de monde à la grande messe footballistique, car plus on est de fous, plus on rit. La véritable explication : simplement faire plus d’argent en faisant durer la compétition qui sera vendue dans encore plus de pays, et pour un prix bien plus élevé… Bref, à quand la fin des éliminatoires et un magnifique Gibraltar-Turks et Caikos en quart de finale ?




Le regard de l’intelligence…

Innovation. On arrête pas le progrès. Alors qu’il serait légitime de penser que le meilleur moyen de muscler le cerveau d’un sportif serait de lui faire ouvrir un livre ou de le pousser à faire de véritables études, une nouvelle méthode vient de débarquer des USA. Celle des lunettes stroboscopiques. La technique révélée par Micheal Jordan dans les années 90 vient de trouver un nouveau souffle, suite à l’utilisation de ce gadget par Yann Sommer pour l’Euro 2016, ou encore Stephen Curry. Comment cela fonctionne ? Et pour quel bénéfice ? Tout simplement en apposant des lunettes qui vont successivement laisser passer la lumière puis devenir opaque à une vitesse choisie, obligeant ainsi le cerveau à anticiper la trajectoire du ballon ou balle, ce qui musclerait ce dernier. Un sale coup pour les centres de formations français, qui vont encore plus galérer à pousser les gamins à obtenir leur bac pro-vente qui ne leur servira à rien. Toutefois, serait-ce une lueur d’espoir pour l’auteur de la « Roue-tourne a tourné » ? Franck Ribery…




Au fond à droite « Taper la tête contre un mur ça permet de préparer le cerveau aux parpaings du week-end ?

Rubgy. Le ballon ovale ne tourne plus rond au Stade Français. Le club parisien, au glorieux passé, n’en finit plus de tomber dans une sinistrose sportive. Depuis le départ de Max Guazini, qui a fait du club une véritable institution rugbystique par un plan marketing moderne et agressif, plus rien ne va. Le club enchaîne les résultats sportifs sans relief, si ce n’est le titre de championnat chopé à la surprise générale, dans un anonymat plutôt général d’une ville ne vivant le sport qu’à travers les victoires. Ainsi, les Parisiens vont voir leur entraîneur général quitter le club à la fin de la saison en raison « d’une divergence de vision sur l’avenir. » Le genre de phrase qui doit faire peur à tous les supporters, car il est plutôt rare qu’un coach ne soit pas d’accord avec une direction ambitieuse voulant mettre en place un groupe solide. En résumé, ça sent le roussi dans la Capitale pour un club qui ne verra peut-être plus la vie en rose pendant quelques années.

Romain POMMIER (Twitter : @Focus_Malus – La Rubrique « Apéro-Sports »)

Crédits photo : FC Nantes / RMC Sport / Frank Ribery / Stade français

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