Interview – Marion Lefebvre (Top Chef ; son restaurant…) : jolie oui, mais surtout bosseuse !

Le grand-père de Marion Lefebvre exerçait le métier de maître-boucher. Alors la cuisine, c’est son truc. Cette travailleuse et amoureuse de gastronomie a eu la sympathie de nous accorder un peu de son temps, à quelques semaines de l’ouverture de son restaurant à Aix-en-Provence, « Bottega Da Verri ». En plus de son établissement, elle évoque avec nous son enfance, sa parenthèse « Top Chef », et les médias. Rafraîchissant. 

 

¤ Première partie : La cuisine ? Marion est tombée dedans quand elle était petite !  ¤

 

Qu’est ce qui a fait naître cet amour que vous avez pour la cuisine ?

C’est en partie grâce à mon grand-père. On a une famille qui cuisine énormément, ma grand-mère, ma mère cuisinent beaucoup. On reçoit toujours beaucoup de gens le week-end. La cuisine, je suis tombée dedans quand j’étais petite, et d’ailleurs j’ai fait mes premières armes dans un petit restaurant, dans le village dans lequel j’habitais.

Qu’est-ce que vous avez suivi comme études par exemple ?

J’ai fait une école hôtelière, j’ai passé un CAP, BEP, et une mention complémentaire en pâtisserie dans le restaurant « Les deux frères » à Aix-en-Provence, qui m’a fait confiance durant tout mon apprentissage. Ça a été une super expérience.

Qu’avez-vous fait immédiatement après vos études ?

Juste après, j’ai pris le premier avion pour la Nouvelle-Calédonie, j’y ai rejoint mes origines, du côté de mon papa. Mes grands-parents, mes oncles et mes tantes y habitent. J’y suis restée un an pour apprendre la cuisine du pacifique, tout ce qui est poisson, les ceviches, apprendre à cuisiner tout ce qui est exotique. J’ai beaucoup appris auprès de ma famille et d’un super restaurant.




Et après la Nouvelle-Calédonie…

Je suis revenue en Europe, pendant six mois. Je suis aussi passée par l’Italie, avant d’aller en Suisse, où je suis restée dix ans.

Racontez-nous ce que vous avez fait en Suisse Marion ?

J’étais à Genève en tant que second, puis chef de partie, et j’ai terminé chef de cuisine au sein d’un superbe établissement, dans un beau cadre puisque c’était en plein coeur de Genève.

 

¤ Deuxième partie : L’aventure « Top Chef » ¤

 

Vous avez été contactée par la production après que celle-ci soit tombée sur votre profil Linkedin…

C’est dans l’air du temps j’ai l’impression, je suis sur plusieurs réseaux sociaux. Je me suis inscrite sur Linkedin quand je travaillais en Suisse. C’est un réseau qui marche super bien, et grâce à mon inscription, j’ai pu rencontrer un chef international qui avait besoin de moi pour des événements. M6 m’a repérée dessus, et suite à ça, j’ai échangé sur Facebook avec la journaliste Sarah Berchot (FremantleMedia), qui s’occupe des candidats avant l’émission. J’ai pu lui poser un milliard de questions (rires) avant d’accepter de pouvoir faire « Top Chef ».

Le tournage a débuté en octobre… racontez-nous … vous étiez tendue ?

J’ai pris ça comme une chance. Je me suis vraiment dit que c’était la chance de ma vie, le genre de chose qui ne vous arrive qu’une fois. Personnellement, quand est arrivée la date des présélections, j’ai appelé la production une semaine avant pour ne pas y aller. J’ai la tête tellement prise par le restaurant… On était à quelques mois de l’ouverture. C’est finalement mon chéri qui a réussi à me convaincre… il m’a dit « allez, Marion, vas-y, tu n’as rien à perdre, imagine si tu es sélectionnée ! ». Donc je l’ai fait. Et quand j’ai été prise, c’était une grande hyper surprise, j’étais ravie, enchantée. Je ne m’y attendais vraiment pas.

Votre famille est très fière de vous j’imagine… 

Oh oui. Ma maman est très fière de moi, mon papa aussi, tout le monde était derrière moi. Je suis très contente de l’avoir fait et rien que d’avoir ma famille à mes côtés, c’est une reconnaissance.

Vous avez regardé l’émission avec vos proches (diffusée le 25 janvier 2017 sur M6) ?

Oui. Une grosse réunion de famille (rires). Mon père, ma mère, mes grands-parents, tout le monde à la maison, devant la télé.




Pendant le tournage, vous étiez impressionnée ?

C’est extrêmement impressionnant. On ne s’attend pas à ce qu’il y ait des dizaines de personnes autour de nous : les maquilleurs, les coiffeurs etc. C’est une machine très bien rodée. Et une belle expérience.

« Jean François Piège est mon idole… Mais grâce à l’émission et mon ressenti, j’aurais choisi le chef Michel Sarran »

Est-ce que, suite à votre élimination prématurée, vous avez des regrets ?

Absolument pas… Vraiment aucun regret. Il ne faut jamais avoir de regret dans la vie. C’est une émission positive, vous le savez. On était au départ des centaines et des centaines de candidats, pour qu’il n’en reste que seize à la fin, dans l’émission. Donc qu’on parte au début ou à la fin, on est déjà dans les seize. Mon rêve c’était de rencontrer les chefs en vrai, de rencontrer Jean-François Piège. J’étais comme une petite fille, j’avais les larmes aux yeux. En terme d’exposition, c’est positif, on parle de moi. Comme dirait mon grand-père, qu’on parle en bien ou en mal, au moins on a parlé de moi.

Dans la brigade de quel chef auriez-vous aimé appartenir ? 

Jean François Piège est mon idole… Mais grâce à l’émission et mon ressenti, j’aurais choisi le chef Michel Sarran.

Avec les autres candidats, sur place, comment ça s’est passé ? Est-ce que vous avez pu garder contact avec certains d’entre eux ?

Que ce soit sur place ou à l’extérieur, je suis hyper positive, je souris beaucoup et je suis une vraie pipelette (rires). Ce qui fait que je m’entends avec tout le monde. Je garde un très bon contact avec quasiment tous les candidats. Bon ça n’a pas collé avec tout le monde c’est normal… Mais pour la plupart, ils viendront au restaurant et on passera un moment super agréable.

 

¤ Troisième partie : L’ouverture du premier restaurant de Marion ¤

 

Votre restaurant italien, dont le nom sera « Bottega Da Verri », va très prochainement ouvrir sur Aix-en-Provence… Est-ce que vous avez arrêté une date d’ouverture ?

Il devrait ouvrir ses portes vers le 20 février. Ça va arriver très vite.

D’où vous est venue l’idée du nom, et le thème de ce dernier ?

Alors Verri, c’est pour mon conjoint, Xavier Verri, qui a des origines italiennes. Et Bottega c’est « comme à la maison ».

Vous ferez pas mal de pâtisseries, comme on peut l’apercevoir sur le site internet du restaurant ?

Oui, « Patisserie », ça concerne tout le petit-déjeuner en fait, puisqu’on va faire des viennoiseries le matin. Ensuite, on va sur le déjeuner, le goûter, et l’apéritif. Et nous serons ouverts le dimanche pour le Brunch. Mais mon projet de restaurant ne s’arrête pas là… on voudrait créer une franchise, et on pense déjà au deuxième établissement. Mais ça prend énormément de temps, en investissement et au niveau administratif, les autorisations et tout ça.



¤ Quatrième partie : Marion Lefebvre et les médias ¤

 

Est-ce que vous regardez la télévision un petit peu, malgré votre emploi du temps surchargé ?

J’adore les émissions de Philippe Etchebest. En ce moment, je me couche comme une poule, à 21h30, du coup je loupe les émissions du soir. Mais j’aime les émissions culinaires. J’aime bien aussi les films français anciens.

« J’aimerais donner des cours de cuisine »

Vous avez déjà été approchée par des productions de talk-shows comme « Quotidien » ou « TPMP » ?

J’ai eu des échos de journalistes qui m’ont dit que Camille Combal est intéressé de me recevoir dans son émission, et qu’il voulait que Cyril Hanouna me reçoive après « Top Chef ». Peut-être une solidarité aixoise (rires) puisque Camille a fait ses études ici. On a déjà eu l’occasion de me poser plusieurs fois la question, pour savoir si je voulais faire d’autres émissions télé, et je leur ai dit que tant que ça concerne la cuisine, ce serait avec grand plaisir. Mais que si c’est pour autre chose, je n’aurai pas le temps. Je ne veux pas du tout donner cette image de personne qui passe dans une émission juste pour passer dans une émission.

Vous rêvez d’avoir votre propre programme culinaire ?

J’aimerais beaucoup oui, pas forcément à la télé hein, ça peut être sur une chaîne Youtube. J’aimerais donner des cours de cuisine, des recettes. Il faut faire ça à mon âge. C’est le moment de le faire.

 

¤ Bonus, avec en cadeau les 3 questions qui tuent ¤

 

Si vous pouviez choisir, alors que vous êtes tranquillement installée chez vous, le plat de vos rêves. Qu’est-ce que vous voudriez qu’on vous apporte ?

Le Black Cod. Je n’ai pas souvent eu l’occasion d’en manger, car on en trouve dans très très peu de restaurants. C’est extrêmement rare. C’est cuisiné un peu dans une version asiatique. C’est un de mes poissons préférés.

Vous quittez tout pour une île ou vous échouez sur une île déserte façon Tom Hanks dans « Seul au monde » et vous avez la possibilité d’emmener trois objets qui pourraient rentrer dans une valise… ce serait quoi ?

Quand on arrive en Nouvelle-Calédonie c’est un peu ça hein (rires)… Plus sérieusement, je prendrai avec moi un briquet, pour faire du feu ; un peu d’eau potable ; et un couteau.

« Je ne fais pas la cuisine en petite culotte ! » 

Après Top Chef… si on vous proposait de participer à Danse avec les stars, de devenir juge dans une émission culinaire à la TV, ou de produire un programme TV, vous choisiriez quelle option ?

La troisième. Pouvoir produire mon propre programme culinaire. Mais les trois me bottent pour être honnête.

C’est tout le mal que je vous souhaite Marion et à mon avis on va très vite vous revoir à l’écran ! Vous avez plus de 60 000 abonnés sur Instagram, c’est fou… Et justement, cette étiquette qu’on vous colle, de jolie fille, qui a fait un peu de mannequinat, est-ce que vous pensez que c’est un avantage ou un inconvénient ?

Il faut le prendre de manière positive. M6 a été un peu dépassée par l’image que j’ai pu faire ressortir, notamment sur Instagram. Mais ça va retomber comme un soufflé. On parlera plus de ma cuisine, et moins de mes photos. Et je ne fais pas la cuisine en petite culotte hein (rires) !

2017, c’est vraiment votre année…

Ah oui ! Entre Top Chef et le restaurant, c’est vraiment une belle année.

C’est important pour vous d’entretenir cette proximité sur les réseaux sociaux avec celles et ceux qui vous suivent ?

J’essaie d’être le plus proche possible des gens. Je ne veux pas paraître pour la fille pimbêche. Je suis hyper sociable ! Je pense qu’à un certain moment, je n’arriverai pas à répondre à tout le monde… Mais j’essaie de prendre le plus de temps pour le faire, et les gens sont toujours hyper contents qu’on leur réponde.

Il ne me reste plus qu’à vous remercier Marion pour votre disponibilité et votre gentillesse… et vous souhaiter bonne chance pour le lancement de votre restaurant. 

Merci à vous Alexandre, c’est gentil.




Vous pouvez d’ores-et-déjà mettre précieusement le lien du site web du restaurant de Marion, qui doit ouvrir dans les prochains semaines :

http://www.bottegadaverri.com/

Interview réalisée par Alexandre BOERO, le 25 janvier 2016.

Merci à Marion Lefebvre pour sa disponibilité.

(Twitter @AlexBoeroOff – Facebook @alexandreboerocom)

Crédit photo : Twitter @mariontopchef / Instagram @marionlefebvre_topchef