Interview – Marc Maury, La Voix du sport en France (1ère partie)

Il reconnaît de lui-même avoir toujours aimé le sport, et cela tombe bien, car Marc Maury est devenu une des très grandes voix du sport. Le speaker a accordé une large interview à alexandreboero.com dans laquelle il a évoqué tous les sujets, à l’occasion de l’Open 13 Provence. Voici la première partie de cet entretien.

 

¤ Première partie – Faisons connaissance avec Marc Maury ¤

Marc Maury, votre voix est si familière… vous êtes un peu le Richard Darbois* du sport. On vous voit sur tellement d’événements, tout au long de l’année…

Oui, sur pas mal de sports notamment, ça fait un peu plus de trente ans que je tiens le micro pour présenter des événements. Au départ, c’était sur de l’athlétisme. C’était mon sport, j’en ai fait. J’ai fait du rugby aussi. Ensuite j’ai débuté sur le tennis grâce à Gilles Moretton, fondateur du Grand Prix de Tennis de Lyon. Puis plein d’autres sport aussi. L’hiver je faisais du rugby, je jouais à Aurillac, et l’été je faisais du décathlon.

*Richard Darbois est une des plus célèbres voix-off françaises depuis plusieurs décennies.

Quel sport vous plaît le plus aujourd’hui ?

En fait je suis un boulimique. Le sport, j’ai toujours aimé ça. On habitait en Algérie avec mes parents, j’achetais L’Equipe, qu’on n’avait pas tous les jours d’ailleurs… et je faisais des statistiques avec les résultats. J’ai toujours aimé, vraiment. Puis il y a l’orientation classique, le fait de faire du sport, de pousser l’activité au maximum. Et aujourd’hui, j’ai la chance de travailler dans le domaine que j’aime. Mon ADN vient véritablement du sport. Je ne pensais pas en faire un métier. Puis je suis arrivé à Eurosport, j’ai fait un peu de journalisme.

La présentation d’événements Marc, ce n’est pas donné à tout le monde…

C’est assez spécifique. Beaucoup essaient de le faire, mais c’est un véritable exercice, il est compliqué d’élargir sa palette. Quand on est sur un sport, on est catalogué sur ce sport très souvent. Après, j’ai la chance d’être trilingue, ce qui me permet de travailler dans pas mal d’endroits.

« Aujourd’hui, je dois avoir 500 ou 550 fiches de joueurs et joueuses de tennis »

Concrètement, quel est le programme d’une journée type quand vous êtes sur un événement, par exemple ici à l’Open 13 à Marsielle ?

J’arrive une heure avant les premiers matchs. La veille, je prépare mes fiches sur les joueurs et les équipes pour le double. Si il me manque des informations, je regarde sur internet ou je prends directement contact avec les joueurs. Aujourd’hui je dois avoir 500 ou 550 fiches de joueurs et joueuses de tennis, que j’ai pu accumuler depuis 1994 avec les anciens et les restants. J’ai essayé de les mettre sur tablette, mais j’ai du mal. Je ne suis pas réfractaire aux nouvelles technologies, mais je trouve que c’est beaucoup plus sympa de les avoir par écrit, sur des fiches.




Selon les joueurs, forcément on a un énorme palmarès qui peut être très, très compliqué à résumer…

Oui. Mais je réactualise au fur et à mesure les fiches, justement en fonction du palmarès et des performances de chacun. Mais vous savez, une carrière de joueur dure entre 8 et 12 ans. Quelques joueurs comme Fabrice Santoro avaient des carrières assez longues, mais généralement au bout d’une dizaine d’années, ils passent à autre chose. Par contre, un joueur comme Roger Federer, je ne suis pas sur que sa carrière s’arrête en 2018. Avec lui on a largement dépassé cette fourchette-là.

Marc Maury au Red Bull Crashed Ice Marseille en janvier 2017. Il faisait très, très froid.

Est-ce que vous pouvez nous lister les principaux événements auxquels vous participez tout au long de l’année ?

Alors en tennis, tous les tournois principaux qui ont notamment lieu en France, les ATP 250 ou au-dessus, les Masters 1000, dont celui de Monte-Carlo. Ensuite, tous les matchs du tournoi des six nations et les tournées de l’Equipe de France de Rugby. Je travaille aussi sur les gros événements qui ont lieu en France, comme le dernier Championnat du monde de handball, et il y aura les championnats du monde de lutte et de hockey-sur-glace cette année. Je participe aussi à des événements plus particuliers, comme le Red Bull Crashed Ice récemment à Marseille…

… et ce n’était pas facile sur la glace…

Non en effet, ce n’était pas simple, mais c’était très sympa.

Vous rêvez j’imagine des Jeux Olympiques 2024 à Paris ?

Exactement. A Rio, c’était ma huitième olympiade en tant que journaliste, présentateur et commentateur de l’événement. J’adorerais que les Jeux soient en France. Pas pour moi spécialement, mais au moins pour voir briller la flamme dans les yeux des Français. Avoir un tel événement chez soi, ce qui est déjà rare, et pouvoir accueillir le monde entier et être performant devant son public, c’est inouï pour un athlète. Et de vivre ça à leurs côtés, ce sera très fort. Et le public français le mérite.

Le premier événement auquel vous avez participé en tant que speaker ? Comment a-t-on fait appel à vous ?

La première fois, j’étais encore athlète. J’ai fait une trentaine de décathlons au total, sur dix ans. Donc ma première, c’était en 1983 à Lons-le-Saunier (ndlr : dans le Jura), et je là me blesse après le 100 mètres. Je participais aux championnats de France d’athlétisme. Et l’entraîneur national me dit que puisque je suis blessé, je vais pouvoir faire autre chose, et peut-être parler… J’étais un peu extraverti, j’avais une « grande gueule » mais dans le sens sympa du terme, il m’a dit « prends le micro, tu vas parler et tu as carte blanche« . Il m’a fait bosser ce jour-là aux côtés d’un journaliste qui ne connaissait pas le décathlon. Du coup ça m’a plus, ça leur a plu, et j’ai intégré la Fédération tout en continuant moi de faire du décathlon et du rugby. Mais pendant une dizaines d’années, c’était plus un job d’été qu’autre chose. Je ne pensais pas en vivre à l’époque.





Restez connecté(s) sur notre site, la deuxième partie de l’interview de Marc Maury arrive bientôt. Elle sera accompagnée de la vidéo de cette première partie. 




Interview écrite, montée et réalisée par Alexandre BOERO

(Twitter @AlexBoeroOff – Facebook @alexandreboerocom)

Crédits photos :  Alexandre Boero – Romain Pommier


Publié le 25 février 2017 à 08h40

 

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