Interview de Frédéric, finaliste et grand vainqueur de « Koh-Lanta Cambodge »

Pour ses 40 ans, Frédéric voulait relever un défi à la hauteur de ses ambitions et de son caractère. Il est aujourd’hui finaliste de « Koh-Lanta Cambodge », et vient de remporter cette saison ! Interview.

 

Frédéric, que faites-vous dans la vie ?

J’habite le Pays d’Aix-en-Provence, et je suis négociant automobile, j’ai un garage automobile. Ça va faire 10 ans cette année.

Qu’avez-vous fait avant ?

J’ai été cuisinier plus jeune, j’ai fait ça pendant une dizaine d’années.

Sur votre caractère… si un ami, un proche devait vous décrire ?

Il dirait que je suis assez direct, entier surtout. Généreux je dirai, sociable. Mais je dirai entier.

Koh-Lanta, vous aviez dit que 25% de physique, 25% de mental, 50% de stratégie. Après l’aventure, vous le maintenez ça ?

Non non, je reste dans la même optique. Je pense toujours la même chose. Evidemment, la stratégie prime sur Koh-Lanta. Après, c’est un tout, c’est un cocktail qui fait que.

Koh-Lanta : « Sortir de sa zone de confort »

Qu’est-ce qui vous a poussé à faire Koh-Lanta ?

J’étais devant ma télé avant la saison Thaïlande où la jeune Wendy a gagné (ndlr : en 2016). Je ne regardais pas spécialement Koh-Lanta plus jeune. Cette saison-là, je me suis vraiment pris dans l’émission, ça m’a plu. Quand j’ai fait les épreuves sportives, tout ce qu’il y avait en stratégie, tout ce que ça comportait, même la difficulté, sortir de sa zone de confort… Ce sont pas mal d’éléments où je me suis dit « Ouai, là c’est pour moi ». En plus j’arrivais dans une période charnière de ma vie, où je pouvais prendre le temps de le faire, je venais d’être papa. Je me suis dit que pour mes 40 ans, je voulais faire « Koh-Lanta ». C’est parti de là.

Comment ça s’est passé par rapport à votre famille, par rapport à votre travail aussi ?

Par rapport à mon boulot, il a fallu s’organiser. Même chose au niveau de la famille, on s’organise, on prend les devants.

Comment vous vous êtes senti le jour du départ, lorsque vous avez pris l’avion ?

C’est un mélange d’excitation, d’impatience. J’étais prêt mentalement, physiquement. Et je voulais en découdre. Evidemment tu te dis « Plus vite j’y suis, plus vite je peux en découdre, et je peux vite voir ce que je vaux. On a vraiment qu’une envie, c’est d’y être.

Une fois arrivé sur l’île, quel a été le sentiment ? Vous avez aussitôt réalisé ce qui était en train de vous arriver ?

Oui, ça paraît irréel. Quand on le voit à la télévision et qu’on arrive sur place, et qu’on se dit qu’on est à Koh-Lanta, on ne peut plus reculer. Mais j’étais préparé.




Vous avez suivi une préparation physique particulière ?

Vers la fin du casting, parce que ça dure plusieurs mois, j’ai commencé à m’entraîner plus que d’habitude. Je joue au tennis, je fais un petit peu de moto, de musculation. Je me suis entraîné pour prendre du poids. J’ai pris 10 kilos avant de partir. J’ai aussi travaillé mon mental.

Comment ont réagi les membres de votre entourage lorsque vous leur avez annoncé partir sur Koh-Lanta ?

Très peu de gens savaient. Ceux qui étaient au courant étaient heureux. Ma compagne l’était, même si elle appréhendait comment gérer le quotidien. Elle m’a dit d’aller le plus loin possible. Elle connaît mon caractère, elle sait que quand je m’engage dans un truc, j’y vais à fond. C’est pour ça que je m’y suis engagé cette année, et que c’est la première fois que je le faisais.

Trois équipes, c’était « vachement plus compliqué »

A votre retour, comment ça s’est passé vis-à-vis d’eux ?

J’ai gardé le secret longtemps. Quand les membres de ma famille proche l’ont su, ils ne m’ont pas cru sur le coup. Et puis il y a aussi ceux qui voulaient savoir comment ça s’est passé. Je leur ai dit d’attendre et de regarder les images.

Qu’est-ce qui vous a le plus manqué pendant l’aventure, du quotidien ?

Je vais être un petit peu banal, mais je vais dire la nourriture, et le manque de ma famille. C’est ce qui vous saisit tout de suite. Après, je ne suis pas un gros mangeur, donc j’arrivais à gérer quand même. Le plus dur, c’est vraiment la fin. La famille, à la limite, je m’y étais préparé mentalement.

Qu’est-ce qui vous a le moins manqué sur l’île ?

Bonne question (rires) ! Mon boulot. La TVA et le RSI (rires). Ça, ça ne m’a vraiment pas manqué, reprendre le boulot, les factures etc.

Frédéric, toujours présent avec plus de 35 jours d’aventure (Twitter @KohLantaTF1)

Comment vous avez géré le fait qu’on ait pas de dentifrice, de confort particulier sur l’île ? Comment on s’adapte Frédéric ?

On s’adapte… Ce qui m’a manqué un petit peu au début, c’était de se brosser les dents. Mais on sait qu’on part pour ça. On se débrouille avec ce qu’on a.

Le fait qu’il y ait trois équipes, qu’est-ce que ça a changé dans cette aventure ?

Quand tu es sur place, et que tu apprends qu’il y a trois équipes, tu te dis que la compétition va être plus rude, et que évidemment, nous sommes divisés par trois. J’avais une chance sur six de sortir à un conseil. C’est vachement plus compliqué. Du coup il y a beaucoup de plus de compétition, d’enjeux et d’adrénaline. Et plus c’était la première fois qu’il y avait trois équipes.

Comment vous vous êtes intégré dans votre équipe ?

J’ai observé. Beaucoup observé (rires).

Après l’aventure, il y a un aventurier ou une aventurière qui vous a impressionné ?

Je vais vous faire une réponse : c’est moi-même (rires). Non, honnêtement, sans être nombriliste, je vous dis moi-même parce que je me suis testé, et j’ai eu mes réponses.

Avec les 100 000 euros : « J’en reverserai une petite partie à l’association Grégory Lemarchal »

Les caméras, est-ce que ça a pu vous gêner, vous intimider au départ ?

Oui au début, quand tu vois les caméras qui te filment, qui te tournent autour, on est un petit peu gêné. Mais sincèrement, on s’y habitue très vite, au bout de quelques jours.




Avec les 100 000 euros, vous rêveriez de faire quoi ?

Déjà, j’en reverserai une petite partie à l’association Grégory Lemarchal, qui me tient vraiment à coeur. Après, je ferai plaisir à mes proches. Mais pas de grands projets. Mettre du blanc dans les épinards, faire des choses pour me faciliter mon quotidien.

Est-ce que Koh-Lanta a changé votre vie, votre manière de voir la vie ?

Changé ma vie non. Parce que je peux vous dire que le RSI, je le paie toujours (rires), je plaisante. Ça a changé la conception de certaines choses au quotidien. Je suis moins embêtant à la maison, je finis mon assiette, je suis plus cool, plus tolérant sur certaines choses.

Petite question médias : est-ce que vous regardez la télé , vous aimez quoi ?

J’aime beaucoup certaines émissions de nature, les émissions de Frédéric Lopez. J’aime les reportages animaliers. Je suis cinéphile aussi. Je ne suis pas trop les émissions de télé-réalité, etc.

Votre prochain grand rêve après Koh-Lanta ?

On a tous des rêves… c’est quoi le vôtre ? (rires). Honnêtement, je sèche un peu. Mais avoir une vie tranquille avec ma petite famille, voir mes enfants grandir.

Un idole ?

J’aime bien Louis Bertignac, Prince. En acteur, Denzel Washington.

Merci beaucoup Frédéric c’était très sympa de vous interviewer. Bonne chance pour la suite. 

Merci à vous Alexandre.




Alexandre BOERO

(Twitter @AlexBoeroOff – Facebook @alexandreboerocom)

Crédit photo : © Philippe Le Roux / ALP / TF1


Publié le 16 juin 2017 à 20 à 11h20

 

 

1 commentaire sur “Interview de Frédéric, finaliste et grand vainqueur de « Koh-Lanta Cambodge »”

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