Tour d’Espagne 2017 : Profil, météo et favoris de la 6ème étape du jeudi 24 août !

La 72ème édition du Tour d’Espagne s’est élancée le 19 août 2017 de Nîmes pour rallier Madrid le 10 septembre prochain, après 3 298 km de course. La rédaction vous présente le profil de la 6ème étape de la Vuelta, la météo, nos favoris, et notre pari du jour.




Le profil de ce jeudi 24 août. Alors que le Tour de France a souhaité mettre fin à la dynastie des Jacky Durand et autre Thierry Bourguignon, la Vuelta fait la part belle aux baroudeurs et aux spécialistes des Ardennaises. C’est-à-dire des étapes accidentées, sans être trop difficiles, pour ne pas exclure 90% des coureurs, mais assez casse-pattes pour ne pas voir les sprinters cadenasser la course comme sur la grande boucle 2017. Après l’étape escarpée de la veille, une semi-classique attend le peloton. Un peu plus de 204 km entre Vila-Real et Sagunt, et cinq cols, dont un dernier de 2ème catégorie avec des portions à plus de 20% dont a le secret la course espagnole.

Les catégories ne payent pas de mine, mais les pourcentages sont diaboliques. L’alto de Alcudia de Veo (kilomètre : 48, 3ème catégorie) fait office de mise en bouche tout en douceur, un espuma pour les fins mollets avec ses 11km de montée et une inclinaison moyenne à 3,4% (pourcentage maximal 7,15%). Le répit de la descente débouchera sur le Puerto de Eslida (kilomètre : 59,8, 3ème catégorie), certes le col est moitié moins long que le précédent, mais il offre des passages à plus de 10% pour une pente moyenne à 5,1%. Après quelques kilomètres de plat, le peloton trouvera à mi-chemin de l’arrivée une protubérance sous le nom de l’Alto de Chirivilla, classée 3ème catégorie malgré une deuxième partie relativement brutale dont les pourcentages avoisinent les 10%, le genre de montée à faire des écarts entre le groupe maillot rouge et une échappée qui devrait être victorieuse, à moins qu’un homme rapide souhaite profiter de la longue descente finale pour régler le peloton au sprint. Pour cela, il faudra enchaîner le Puerto del Oronet et la dernière ascension Puerto del Garbí (voir plus haut dans la présentation), afin de recevoir les bises des hôtesses du podium protocolaire.





La ville du jour. Sagunt, plus connue en français sous l’appellation Sagonte, est une commune de la province de Valence. Située sur la côté méditerranéenne de la péninsule ibérique, à 25 kilomètres de Valence et dominée par une citadelle au tracé romain, mais dont le château a été érigé par les Arabes. Sagonte est une ville au centre historique riche de plus de 25 siècles d’histoire, aux vestiges nombreux. Autrefois conquis par Hannibal, l’un des principaux centres historiques du pays, bénéficie d’un port ayant été nettement développé au XXème siècle, ainsi que de magnifiques plages. Destination de farniente, Sagonte séduira aussi les férus d’histoire, et les amoureux avec ses petites rues au charme exquis.


Les favoris. Après son échappée pour rien la veille, Julian Alaphilippe pourrait tenter à nouveau sa chance, à moins qu’un Warren Barguil sans ses jambes du Tour de France essaye de se rappeler aux bons souvenirs de ses exploits au mois de Juillet. Ce ne sera pas un favoris, mais une échappée qui devrait aller une nouvelle fois au bout.

♦♦♦♦♦ Rojas Jose Joaquin  ♦♦♦♦ Visconti Giovanni  ♦♦♦ De Gendt Thomas ♦♦ Barguil Warren Julian Alaphilippe




Le pari de la rédaction. Avec une pente à plus de 20%, il y a de quoi rappeler à l’Australien Rohan Dennis, l’ascension de la Bonne Mère sur le Tour la Provence, remporté en février dernier. L’ancien adepte des vélodromes conjugue à la fois les qualités de rouleurs, mais celles d’un grimpeur pas trop mauvais capable de faire la différence aussi lorsque les pourcentages s’envolent, le pari semble risqué, mais Rohan a une véritable carte à jouer dans une étape correspondant bien à son profil de coureur besogneux, à défaut d’être aérien.

La météo de l’étape. « Du soleil comme s’il en pleuvait… » Yannick Noah a bien résumé la situation alors que dans l’ouest de la France, le soleil s’est fait la malle depuis fin juin, les caméras d’Eurosport ont retrouvé le fuyard en Espagne. Avec 29 degrés plus ou moins tout au long de la journée, le peloton ne devrait pas revoir les gilets avant de nombreux jours.

Romain POMMIER

(Twitter @Focus_Malus – Facebook @alexandreboerocom)

Crédit photo : Twitter @lavuelta


Publié le 22 août 2017 à 21h40

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