Débrief “Elysée 2017, Le grand débat” – Round 3 : La Sécurité (4/7)

Après le premier débat de la présidentielle 2017, qui avait vu Mélenchon rencontrer un succès d’estime par l’ensemble de la presse nationale. Hier soir avait lieu un moment historique avec pour la première fois un débat rassemblant l’ensemble des candidats. Petits comme grands, favoris comme outsiders étaient réunis sur BFMTV et CNews afin d’exposer leurs idées, retour sur 4h30 d’échanges.

 

C’est dans un décor sobre que prit part le débat télévisuel de premier tour. Onze pupitres blanc dirigés vers le bureau blanc des juges du temps, 400 spectateurs répartis sur des chaises disposées en amphithéâtre. Malgré la présence de quelques gladiateurs préparés aux joutes verbales et quelques outsiders aux dents longues, aucune gouttelette de sang ne fut déversée sur le sol laqué. Mais ce fut par moment un combat de boxe sans toutefois constater de réel K.O. technique ou physique.

Poutou « Nous sommes pour le désarmement de la police, qui ne sert pas à lutter contre le terrorisme mais à réprimer. Il faut arrêter de vendre des armes aux pays qui financent le terrorisme. »

Macron « La menace est là, il faut éradiquer le foyer du terrorisme, et continuer les actions en cours. On doit reconstituer un renseignement territoriale. La cyberdéfense est un axe prioritaire. »

Dupont-Aignan « On connaît tous la menace, mais est ce qu’on veut se donner les moyens de recruter les 50 000 militaires manquant ? Sans armée, il n’y a pas de lutte contre le terrorisme. Il faut redonner des moyens au renseignement. Les imams de France devront signer une charte ou ils seront expulsés. Je remettrai 10 milliards d’euros pour remonter le budget de nos armées à 2% du PIB.»

Hamon « Nos militaires sont des cibles, je comprends la logique du service militaire, mais s’ils forment les français ils ne seront plus sur le front. Je préconise que nous renforcions nos moyens pour la défense nationale, je porterai à 2% l’effort de la nation.»

Mélenchon « Dans ces guerres en Syrie, en Irak, ce qui nous occupe ce sont les pipelines de pétrole et de gaz, si on met autour de la table toutes les parties prenantes de cette compétition, on peut assécher le foyer de guerre. Il faut développer le renseignement humain sans sombrer dans l’illusion technique. Mais on doit aussi punir les complices du terrorisme comme Lafarge qui a avoué avoir aidé Daesh à produire son béton. »

Le Pen « La France est devenue une université des djihadistes. Puis se tournant vers hamon « vous avez beaucoup de complaisances pour les intégristes ». On doit dénoncer que les armes des terroristes sont achetées à l’aide des trafics de migrants. »

Hamon « Daesh ça vous arrange Madame Le Pen.»

Fillon « La France ne doit pas être du côté des chiites ou des sunnites, elle ne doit pas prendre partie. On doit expulser les étrangers qui présentent un danger national. Combattre le terrorisme, sera une bataille de longue haleine. Il faut l’alliance la plus large possible, la France n’a pas vocation à être le gendarme du monde. Elle doit participer à la création d’une alliance mondiale contre le totalitarisme islamiste. Je veux qu’on empêche les djihadistes partis en Syrie de revenir.»

Arthaud « Je n’utiliserai pas chaque drame pour faire des amalgames comme le font Mme Le Pen et M. Fillon. On enferme les uns et les autres dans des communautés. Il faut arrêter des interventions au quatre coins du monde, des grandes groupes ont intérêts à ces interventions mais pas les ouvriers. »




Pour tout savoir de ce débat, alexandreboero.com vous propose un grand débrief exceptionnel, thème par thème, d’une soirée qui fera date,

Sur notre page spéciale tout au long de ce mercredi 5 avril : 

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Romain POMMIER (Twitter : @Focus_Malus – La Rubrique « Apéro-Sports »)

Crédit photo : Twitter @BFMTV


Publié le 5 avril 2017 à 13h52

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