Apéro Sports #28 – Prenez un shot d’actu sportive avec Orlesan !

Après quelques mois d’absence, je vous ai concocté un apéro-sports disons…spécial. J’ai rencontré un vieux pote Caennais au détour de la rue froide, en train de pisser contre un mur après une embuscade bien chargée. Avec Orelsan, nous nous sommes posés au Broc Café et avons fait le point sur l’actualité sportive de la semaine. Playlist à la fin de l’article. 

1- San – ⚽ A la veille de l’Olympico, Lyon est dans le mal… 🇫🇷

Plus rien ne va à Lyon, alors que l’on croyait les Gones de retour après leurs victoires sur la grande maison royale (Villareal) et des bouffeurs de tripes (Caen) en petite forme, patatras.

Jeudi soir, les joueurs du Twittos Fou (Jean-Michel Aulas) ont encore chuté, et cette fois-ci ce pourrait être la cagade de trop. Rennes, Montpellier, Caen, Bordeaux, Lille, Saint-Etienne… Une succession de villes qui ressemble à la tournée des salles des fêtes d’Olivier Faure dans la conquête du grand PS (Parti Socialiste, je préfère préciser, avant que vous cherchiez un nom de club), c’est en fait la tournée “défaites” de l’OL, à laquelle on peut ajouter maintenant Moscou (du coup ça colle toujours avec le PS).

A lire ➡ OM / OL : Sur quelle chaîne TV et à quelle heure ?

Un retour en arrière qu’Orelsan analyse à sa manière “ch’suis dans l’premier Mario, à chaque fois, je crois que j’ai fini le jeu, ça repart à zéro“. C’est un peu ça avec les équipes de Pep, aucune certitude. Une perpétuelle remise en question, comme lorsque tu te fais bouffer par la plante carnivore sortant de l’égout.

Et oui car quasi-qualifiés contre les Moscovites après leur victoire sur les terres glaciales du grand démocrate Poutine, les jeunes millionnaires français se sont sabordés pour se prendre une tannée par une équipe qui si ce n’est l’Europa League n’avait plus joué depuis mi-décembre.

Une belle performance (même si l’adversaire est supérieur à 90% des équipes de L1) qui devrait peser dans la balance en fin de saison, au moment de choisir entre garder ou dégager le vendeur de pif (vin), Pep Genesio.

Une sortie qui a laissé un goût amer à JMA (Président du club), malgré une blessure au genou l’éloignant du terrain depuis 3 semaines, le trumpesque Jean-Michel qualifié par Orelsan comme étant un peu un vieux con : “mal vieillir comme un vieux punk, quand tu crois que t’es Bart mais t’es M. Burns“. Un portrait tout en subtilité qualifiant parfaitement papy Aulas, qui a poussé une bonne petite gueulante et confirmé par la même occasion Pep Genesio (confirmé = bientôt viré, pour les non-footeux).

Une semaine agitée qui fera l’affaire de l’OM dimanche, dans un Vélodrome qui s’annonce comme plein et Orel de conclure “retour vers le futur, j’veux pas rater l’troisièmela troisième place Orel, la troisième place

2- Défaite de Famille – ⚽ Encore une sale soirée européenne pour le Spécial Un… 🇬🇧

N’est pas Pep (le vrai) qui veut. Après une victoire sans éclat, ni émotion en Europa League l’année dernière, Manchester United le club de Mourinho aura traversé cette Ligue des Champions avec la même précision, digne d’un horloger suisse. Et c’est peu dire que les Suisses, ils en côtoient du côté d’United étant donné les millions distribués à chaque mercato, comme un Irlandais commandant des pintes un jour de paye.

Le club de l’Homme de Chester Uni (Manchester United) est l’archétype du foot capitaliste. Un stade aseptisé, des bières à 15 euros, des joueurs sans amour du club, ni amour propre, un coach imbuvable, et un fond de jeu aussi chiant que la dernière gorgée de Guinness est dégueulasse (enfin la première aussi).

Autant en Europa League, l’absence de jeu peut parfois suffire, autant en LDC ça ne pardonne pas, et même contre le FC Séville pourtant loin d’être dans la dynamique du siècle. Après le match aller conclu par un 0-0 faisant les affaires de personne, en connaissant la difficulté des hommes de Chester à prendre le jeu à leur compte, on s’attendait à un match serré entre deux effectifs aux moyens disproportionnés.

Parce que tata est le genre de crevarde qui lave les assiettes en carton” bon Orelsan ce n’est pas vraiment le cas pour les Sévillans. Pour la faire courte le football est passé dans une autre sphère, avec plusieurs catégories de clubs, et les Anglais sont dans celle du PSG : J’ai plein de blé, j’achète tout ce qui est jeune, qui a plein de followers (c’est mieux pour la com’), et je prends l’entraîneur à la mode, tout en augmentant le prix des abonnements, proportionnellement aux nombres de conneries déblatérées par Wauquiez (ou autre couillon du pays) quand il est enfermé dans une salle de classe (ou autre lieu à conneries).” Pendant ce temps, les buveurs de Sangria sont dans la catégorie française “on n’a pas de pétrole, mais des idées”, parfois les idées l’emportent sur le flouze.

Pour le coach à la mode on repassera, car pépé Mourinho est plutôt du genre “papy, raconte-nous la fois où t’avais neuf ans et t’as tué Hitler, t’as jamais été un héros, t’étais même pas un bon mytho“. Ouai c’est un peu ça Orel, le Spécial Un n’y arrive plus trop en LDC, malgré ses deux titres (le dernier en 2010 !) les naufrages commencent à se faire nombreux dans l’escarcelle du portugais.

Mon héros, c’était toi, mais depuis qu’tu t’es mis avec l’autre conne un peu bonne, t’es juste un vrai beauf comme les autresqualifier United de conne un peu bonne tu y vas un peu fort, mais il est vrai que ce club ne fait plus rêver grand monde, si ce n’est les habitants de sa ville et encore pour avoir une demi-molle les dimanches pluvieux (soit 50 les meilleures années) ils ont créé un second club, sans argent et qui végète dans les ligues semi-pro.

Pour en revenir à l’actu je laisse la conclu à Orel “Mamie, je t’aime, à l’année prochaine“. Eh oui, les clubs de la catégorie du PSG reviennent tous les ans le Ligue des Champions, l’horlogerie suisse…


3 – Notes pour trop tard – 🥊 Avant les conneries Tony, tu aurais mieux fait d’écouter tonton Orel 🇫🇷

Suspendu “un an avec sursis” depuis le 12 décembre 2017 puisque le boxeur star Français ne s’est pas pointé à 3 contrôles antidopages, son cas pourrait devenir plus complexe depuis que l’AFLD (Agence française de lutte contre le dopage) s’est saisi du dossier.

Pourtant Tony Yoka avait reçu les conseils de Klitschko, la légende “il va faire des conneries, il est encore jeune, mais il va apprendre” alors qu’Orelsan me confiait “devenir un homme, y a pas de stade, pas de rattrapage, maintenant t’es dans le grand bain, devine comment on nage“.

Bon le démerde-toi du rappeur bas-normand (bullshit la Normandie unifiée) est à interpréter d’une autre façon. Plutôt du genre : “attention quand tu étais amateur tout était plus facile, pas de paillette, pas de caméra, pas d’attente“. Les JO ont tout changé, belle gueule, naturel, sympa, Yoka est devenu LA relève de la boxe française. Quelques mois plus tard son monde change : un gros contrat avec Canal +, une surexposition, une vie aux USA, une tête qui vrille.

La plupart des conseils d’adultes sont des clichés d’merde“, je crois qu’il a quelque chose contre les vieux cons le Caennais, peur de le devenir ? Sans doute. En attendant, la carrière de Tony prend un mauvais virage. Pour comprendre cela il suffit de lire les textes, et là je peux vous dire que ça sent l’uppercut d’un Floyd Mayweather dans un combat à 9 chiffres.

“Si le sportif commet trois manquements quelconques pendant une période de douze mois consécutifs, l’AFLD transmet à la fédération compétente un constat d’infraction faisant encourir à l’intéressé une suspension comprise entre 1 an et 2 ans, conformément au règlement disciplinaire type des fédérations sportives agréées” dans le texte

Le sursis a disparu, le ferme le remplace. Une telle sanction après des matchs bidons, contre des boxeurs amateurs, une mise en scène de kermesse avec un instit amoureux des States, pourrait faire très mal non seulement au sportif mais aussi à ce sport, en mal de tête d’affiche, et de médiatisation, depuis la fin de carrière de Mormeck.

Tu verras,” Tony “des fois, tu perdras contre des gars qu’tu trouvais nuls“, malheureusement ou heureusement il n’a pas eu le temps de passer par là.

Écoute,” Romain (il me parle) “l’histoire s’écrit en tournant les pages” pour le coup ce sont quelques dizaines de pages qui seront tournées en attendant un retour dans la lumière. Cet événement cristallise encore plus les mauvais choix non pas d’un homme, mais ceux d’une chaîne : Canal+. Bien qu’après avoir gagné son duel contre TF1, la chaîne cryptée va de déroute en déroute depuis son rachat par Bolloré.

N’ayant presque plus de droits sportifs, et par la même occasion nettement moins d’abonnés, “t’auras peur de t’investir, tu te diras que c’est mieux ailleurs, que chez-toi, tu vas rater le meilleur de ce que t’as déjà” si ce n’est le match de l’OM du dimanche, il ne reste plus grand chose. Enfin si, les envolées sous la ceinture et nauséabondes du footix Pierrot Ménès, qui depuis sa célébrité médicale, n’a plus regardé un match de foot et passe les 3/4 de son temps à souffler dans le micro ou dézinguer tout ce qui court sur une pelouse, et même ceux qui n’y sont pas d’ailleurs (voir la vidéo ci-dessous).

Je me suis un peu éloigné, mais je ne pouvais pas écrire sans en mettre une à notre Pierrot, qu’on aime pourtant. Tout ça pour dire, que les critiques ne sont pas à adresser à un gamin découvrant la vie, et la célébrité, mais à son entourage. En attendant la réponse de l’agence, il ne reste plus que le travail et l’humilité “tu peux faire des pompes, tu peux apprendre à te battre, mais même musclé, ça fait toujours mal de prendre une droite, ton cerveau et ton ego fonctionnent à l’envers” ce dernier étant un muscle abandonné que ce soit au foot ou dans bien d’autres sports.

Merci Orel, une dernière puis on se rentre, c’est qu’il caille ici.

La fête n’est pas finie, elle ne fait que commencer…


Romain POMMIER

(Twitter @Focus_Malus – Facebook @alexandreboerocom)

Crédit photo : Twitter @FochAntoine


Publié le 17 mars 2018 à 15h59

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