Débrief “Elysée 2017, Le grand débat” – Une soirée historique (1/7)

Après le premier débat de la présidentielle 2017, qui avait vu Mélenchon rencontrer un succès d’estime par l’ensemble de la presse nationale. Hier soir avait lieu un moment historique avec pour la première fois un débat rassemblant l’ensemble des candidats. Petits comme grands, favoris comme outsider étaient réunis sur BFMTV et CNews afin d’exposer leurs idées, retour sur 4h30 d’échanges.

 

C’est dans un décor sobre que prit part le débat télévisuel de premier tour. Onze pupitres blanc dirigés vers le bureau blanc des juges du temps, 400 spectateurs répartis sur des chaises disposées en amphithéâtre. Malgré la présence de quelques gladiateurs préparés aux joutes verbales et quelques outsiders aux dents longues, aucune gouttelette de sang ne fut déversée sur le sol laqué. Mais ce fut par moment un combat de boxe sans toutefois constater de réel K.O. technique ou physique.

L’engagement fut plus élevé que lors du précédent exercice, les petits candidats ont fait ce que les chroniqueurs politiques attendaient d’eux en invectivant régulièrement M. Fillon et Mme Le Pen. La principale passe d’armes est à mettre à l’actif de Philippe Poutou à l’encontre des deux candidats mis en examen «Question moralité de la vie politique, on est servi. Depuis janvier, c’est un régal. Fillon, qui est devant moi : plus on fouille plus il y a de la corruption, il demande de l’austérité au peuple mais il pique de l’argent. Le Pen, Pareil. On pique dans les caisses publiques, c’est pas ici c’est en Europe. Le FN qui est contre le système, se retranche derrière l’immunité parlementaire européen, le parti anti-système c’est de la foutaise ! » La responsable du Front National ne trouvant rien de mieux à offrir qu’un sourire jaune avant de répliquer quelques minutes plus tard sur la supposée protection des délégués syndicaux, contre-attaque loupée. Madame Le Pen avait des faux aires de sparring-parterner, tant les coups ont plu sur la candidate d’extrême droite.

Des attaques venues de la gauche (Mélenchon) en réponse à la réintroduction souhaitée des crèches dans les municipalités « 60 % des français ne sont pas croyant, alors laissait nous tranquille avec vos religions. Arrêtez de vouloir nous imposer une façon de vivre, que nous ne voulons pas. Les Français en ont marre de ces foucades ! » du centre (Macron) « L’Europe permet de protéger. Ce que vous proposez Mme Le Pen, c’est de la baisse du pouvoir d’achat pour les Français ce que vous proposez madame Le Pen est une guerre économique, se seront des destructions d’emploi, vous proposez le nationalisme qui signifie la guerre. N’oubliez pas d’où nous venons » et de droite (Fillon) « madame Le Pen n’a pas de politique économique. Il y a une immense majorité de Français qui ne veut pas sortir de l’euro, cela veut dire qu’il n’y a pas de politique économique de Mme Le Pen ! ». Ses attaques trouvant la plupart du temps des réponses plutôt timides ou maladroites, la prestation en forme de bête blessée va-t-elle séduire les indécis ?

Autre découverte de la soirée les interventions sommes toutes étranges de M. Cheminade ou Lassalle qui étaient un peu perdus devant autant d’égard de se retrouver en prime-time. Le député du sud-ouest paraissait dépassé, et ne pas bien saisir ce qu’il faisait sur le plateau. Alors que pendant ce temps Asselineau abreuvait les téléspectateurs de multiples numéros références aux directives européennes ou lois auxquelles il faisait référence, rendant son argumentaire inaudible.

Pour tout savoir de ce débat, alexandreboero.com vous propose un grand débrief exceptionnel, thème par thème, d’une soirée qui fera date,

Sur notre page spéciale tout au long de ce mercredi 5 avril : 

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Romain POMMIER (Twitter : @Focus_Malus – La Rubrique “Apéro-Sports”)

Crédit photo : Twitter @BFMTV


Publié le 5 avril 2017 à 12h25

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