[Dossier] Les revenus de Muriel Pénicaud, ministre du Travail

Dans un souci de transparence de la vie publique, Muriel Pénicaud a publié sa déclaration d’intérêts. Quels revenus la ministre a-t-elle perçu ces dernières années ? Voyons les chiffres…

 

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique, dont le rôle est de promouvoir la probité et l’exemplarité des responsables publics, vient de publier les déclarations d’intérêts des ministres du gouvernement. Autrement dit, il est possible de connaître leurs revenus perçus ces dernières années, jusqu’à ce qu’ils intègrent l’exécutif.

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, fait partie de ces femmes très réputées du monde des affaires. Il ne fut pas étonnant de la retrouver à une telle fonction, malgré le fait qu’elle soit novice en politique.

A 62 ans, on peut dire que Muriel Pénicaud a vécu plusieurs vies : directrice générale adjointe de Dassault Systèmes de 2002 à 2008 ; directrice générale des ressources humaines du groupe Danone de 2008 à 2014 (elle a perçu près de 5 millions d’euros de primes et revenus entre 2012 et 2014 au sein du géant des produits laitiers) ; participation active à la création de l’établissement public Business France, qui fonctionne depuis le 1e janvier 2015. La native de Versailles a également siégé au sein des conseils d’administration de quelques-unes des plus grandes entreprises françaises, comme Orange, la SNCF ou encore Aéroports de Paris.

Au total, en 2016, la dirigeante a touché 203 124 euros net comme directrice générale de Business France, soit 16 927 euros net mensuels. Attention, cette somme comprend les primes d’objectifs de l’année 2015. C’est près de 15 fois le montant du smic (établi à 1 149,07 euros net par l’Etat au 1er janvier 2017). En 2017, elle a perçu 57 741 euros net en 2017 pour cette même fonction, qu’elle n’occupe plus depuis le mois de mai.

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Ce dossier n’est ni destiné à faire l’apologie du gouvernement, ni à le dénigrer. Il n’est qu’un compte-rendu purement journalistique d’informations rendues publiques, et qui témoignent d’une vraie transparence de la vie politique française, jugée indispensable par certains, et problématique pour la vie privée pour d’autres.





Alexandre BOERO

(Twitter @AlexBoeroOff – Facebook @alexandreboerocom)

Crédit photo : Pixabay


Publié le 19 août 2017 à 08h50


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