Exclusif : Interview de May, candidate de « Koh-Lanta Fidji »

A 20 ans, May est une étudiante passionnée de littérature, mais aussi une sportive confirmée, prête pour l’aventure. Découvrez l’interview exclusive de la candidate de “Koh-Lanta : Fidji”, accordée à alexandreboero.com.




De notre entretien avec elle, il est ressorti une jeune femme déterminée, vraie passionnée de sport(s). May, 20 ans, candidate de “Koh-Lanta Fidji”, à l’antenne sur TF1 depuis le 1er septembre 2017, a intégré l’aventure après l’abandon médical de Marine. Mais ne vous méprenez pas : la Toulousaine d’adoption mérite clairement sa place parmi les autres candidats. Membre de l’équipe jaune des Coravu, elle s’est longuement confiée sur sa personnalité, son aventure Koh-Lanta, et quelques-unes de ses passions. Vous allez tout connaître de May !

May d’où nous viens-tu, et que fais-tu dans la vie ?

Je suis née à Marseille, j’y ai vécu les deux premières années de ma vie. Je suis à Toulouse depuis que je suis toute petite. Mais je suis fière d’être Marseillaise, et supportrice de l’OM (rires).

Tu es étudiante en lettres modernes ?

J’ai passé un Bac économie. Puis je voulais suivre des études en information et communication pour devenir attachée de presse, sauf que je n’ai pas été prise. Du coup, j’ai fait une réorientation de parcours, je suis partie en médiation culturelle et communication. Puis je me suis rendue compte que lettres modernes, ça me passionnait, que c’était vraiment mon élément puisque j’adore lire, j’adore la littérature. Donc j’ai décidé de faire lettres modernes à temps complet. Plus tard, je voudrais travailler dans le monde de l’édition, et ouvrir une librairie. La lecture, c’est vraiment quelque chose qui me passionne. C’est pour ça que j’enchaîne avec un Master de recherche en lettres modernes, à Toulouse.

“J’ai participé aux championnats de France (de boogie) cette année”

Tu es ceinture noire au Judo… Tu as commencé très jeune j’imagine ?

J’ai commencé à l’âge de 4 ans et demi, et j’ai continué pendant 11 ans. C’est quelque chose qui m’a forgé, qui m’a apporté des valeurs morales. Le code moral du judo c’est vraiment mon leitmotiv. Ce sport a été essentiel pour moi.

Et ensuite, tu as privilégié un autre sport ? 

Oui, j’ai fait deux ans de handball, et maintenant je fais de la danse sportive en couple. Ma danse s’appelle le boogie-woogie, qui date des années 50. On danse avec un partenaire. C’est assez physique, rythmé. Je suis en niveau Main Class à Toulouse, qui est le niveau le plus haut national. J’ai participé aux championnats de France cette année (ndlr : May est parmi les meilleures danseuses françaises de sa discipline).

L’exigence de la danse fait que tu dois lui consacrer beaucoup de temps j’imagine ?

Oui, c’est entre deux et trois entraînements par semaine, et je vais même commencer la danse classique, pour avoir des bases en plus, et trouver quelques facilités supplémentaires. L’année dernière fut la première. L’objectif est d’atteindre de nouveau les championnats de France, d’y faire une bonne place.

Qu’est-ce qui t’a poussé ou donné envie de faire Koh-Lanta ?

Quand je voyais à la télé les aventuriers s’affronter, survivre, ça me donnait énormément envie. Quand j’étais petite, et ça n’a pas trop changé, j’avais soif d’aventures, de challenges et de défis à relever. Puis cette vie de Crusoé à l’autre bout du monde, sur une île déserte, c’est quelque chose qui m’attirait. Je rêvais de participer à Koh-Lanta depuis mes 5 ans. Je disais tous les jours à mes parents “vous verrez, plus tard je ferai Koh-Lanta” (rires), et ça a été le cas.

Sur cette position de réserviste dans le jeu, on te met au courant tout de suite, ou seulement une fois que tu arrives aux Fidji ? 

Non, en fait, on nous appelle un mois avant de partir, en nous disait “vous n’avez pas été prise en tant que candidate, mais vous êtes remplaçante, si vous l’acceptez”. On part un jour après les autres, et on est placé sous réserve quelques jours, en attendant de savoir si un candidat va sortir sur décision médicale.

Portrait de May (Crédits : TF1 – ALP)

May, t’étais-tu préparée pour l’aventure comme une candidate ou avec l’incertitude de ta participation ?

C’est assez particulier. Mais après,  je me suis dit que peu de personnes étaient rentrées comme ça, durant les trois premiers jours du jeu, sur décision médicale. Physiquement, étant donné que je fais beaucoup de sport la semaine, je n’ai rien changé, même si je me suis entraînée de manière un petit peu plus intensive malgré tout. Après, c’est surtout au niveau mental. Je ne me suis pas fait de faux espoirs, par peur d’être trop déçue et attristée.

Comment tu t’es sentie au moment où tu as appris que tu allais rejoindre les autres aventuriers, toi qui étais si près et si loin de Koh-Lanta en même temps ?

Quand on me l’a dit, j’ai fondu en larmes. C’est quelque chose que j’espérais depuis tant d’années. Ça a été pour moi une joie immense. Ça reste un souvenir très fort.

“On avait qu’une seule idée en tête : c’était comment on allait bien pouvoir rentrer dans l’aventure”

Et de quelle façon as-tu géré l’attente sur place ?

Il s’est passé plusieurs jours. Avec les autres remplaçants, on essayait de tuer le temps, on se parlait. Mais surtout, on avait qu’une seule idée en tête : c’était comment on allait bien pouvoir rentrer dans l’aventure (rires).




C’est vrai que cette situation-là, ça révèle un peu le pire de l’être humain, sans aller à l’extrême, car on en vient à espérer, à souhaiter qu’un des candidats se blesse…

C’est vrai que c’est délicat (rires). Nous étions 4 remplaçants. En réalité, on n’avait pas la moindre idée d’un quelconque choc des générations. On se montait plein de petits films, mais c’était marrant et on en garde plein de souvenirs.

Une fois que tu arrives sur l’île, que Denis t’accompagne, quel sentiment t’a envahi ? Est-ce qu’il y a de la revanche, de la fierté ? 

C’est totalement de la fierté. Je regarde les jaunes face à moi et je réalise qu’ils vont être mes compagnons d’aventure. Et je suis fière parce qu’en les voyant je me dis qu’ils ont tous l’air remontés à bloc, en plus on me dit qu’ils ont gagné les deux premières épreuves, qu’ils ont le feu. C’est génial, je suis fière de faire partie de cette équipe et de faire partie de cette aventure, et pouvoir me dire : “ça y est, je l’ai fait”.

Tu t’es tout de suite bien intégrée ? 

Oui, on m’a tout de suite très bien accueilli, je me suis sentie vite intégrée.

Comment ont réagi tes proches une fois qu’ils ont su que tu t’envolerais vers Koh-Lanta ?

Quand j’ai appris que j’étais remplaçante, je l’ai dit à mes parents. Ils ne s’y attendaient pas du tout. Déjà, quand j’ai envoyé le dossier de candidature, ils ne s’attendaient pas du tout à ce que j’ai même un retour. Donc c’était à chaque fois un peu plus de fierté, et c’est vrai que pour moi, ils étaient heureux, car ils savaient que j’allais réaliser mon rêve, même en tant que remplaçante, c’était déjà mettre un pied dans l’aventure Koh-Lanta. Ils étaient évidemment tristes de me voir partir, car c’est la première fois que je partais loin comme ça de ma famille.

Est-ce que tu as des frères et sœurs ?

J’ai un grand frère qui a quitté la maison il y a un an, avec qui je suivais les épisodes de Koh-Lanta, et qui a aussi été très heureux que je fasse l’aventure.

Tu ne lui aurais pas donné envie de participer par hasard à ton frangin ?

Oh, le connaissant il a dû être tenté, mais je ne sais pas si il le ferait (rires).

Qu’est-ce qui t’a le plus manqué durant le jeu ?

Le manque des proches, c’était le plus dur, puisque c’était vraiment la première fois que je quittais véritablement le cocon familial. Et puis j’ai l’habitude de donner des nouvelles à mes proches à peu près chaque jour, déjà parce qu’on se voit, mais aussi quand je dois partir de la maison pour quelconque raison durant deux ou trois jours, c’est vrai que j’ai l’habitude de donner des nouvelles, et là ça n’a pas été le cas.

“Le choc des générations, je l’ai plus ressenti sur le camp que dans les épreuves”

Comment tu as géré le retour à la vie normale ? Est-ce qu’on met du temps à vraiment revenir dans les banalités quotidiennes ?

On voit les choses différemment. On a été coupé du monde pendant plusieurs jours. Quand je suis rentrée, j’ai vu les choses sous un nouvel angle. Mais après, j’ai très vite été consciente de la réalité. Quatre ou cinq jours après que je sois rentrée, j’ai commencé mon stage en librairie, puis après c’était la reprise de la fac avec les partiels. Donc la réalité est revenue en pleine face. Mais je me dis que tout ça m’a aidé pour ne pas être trop nostalgique.




Le choc des générations, il a vraiment eu lieu durant les épreuves ? On apprend ça sur le tas…

En fait, je pense que le choc des générations, je l’ai plus ressenti sur le camp que dans les épreuves. Par rapport à ce que j’avais pu voir à la télé sur les autres Koh-Lanta, où il n’y avait pas de choc des générations, c’est vrai qu’au niveau de l’organisation, des conversations etc, je me suis dit “ah ouai, on voit qu’on est chez les jeunes là” (rires). Mais des les épreuves, tout le monde se donnait autant, et je ne pense pas qu’il y ait eu vraiment de différence ou quoi que ce soit.

La présence quotidienne des caméras, des techniciens… c’est dérangeant ?

Franchement, on s’y fait. Et même avant, on s’y attend. On s’y fait très rapidement. Quand je suis arrivée, je n’ai pas vraiment fait attention aux caméras, j’étais déjà en train de tout explorer. Elles sont parmi nous, en train de nous filmer, ça devient habituel.

Question obligatoire… évidemment, on ne sait pas ce qui va se passer durant cette aventure, mais que ferais-tu des 100 000 euros si tu remportais Koh-Lanta ?

On rêve de partir aux Etats-Unis avec mes parents depuis très longtemps. Et puis je voudrais économiser car mon rêve c’est de monter ma propre entreprise, ouvrir ma propre librairie. C’est ce qui me tiendrait à coeur, en premier lieu.

Est-ce que tu regardes la télévision ?

J’aime bien regarder la télévision, il y a quelques émissions, des jeux TV que j’aime bien. Mais souvent, quand je suis chez moi, je préfère prendre un livre, lire, plutôt que de me caler devant la télévision.

Tu aimes quoi comme émission, comme jeux ?

Sur TF1, j’aime bien tout ce qui est Vendredi tout est permis. J’aime aussi les séries, mais ça c’est plus en replay.

Tu aimes quelles séries TV ?

Je suis plutôt du genre Once upon a time, The Flash, tout ce qui est un peu magique ou fantastique.

Tu fais de la danse… alors est-ce que tu regardes Danse avec les stars

Ah forcément. C’est LE rendez-vous chaque année. Je le regarde avec ma mère, et c’est d’ailleurs cette émission qui m’a donnée envie de faire de la danse et de la danse en couple. J’ai vu Yann-Alrick Mortreuil faire un jour un boogie-woogie, et je me suis dit “c’est ça que je veux faire”, parce que ça bouge, ça envoie, y’a plein d’acrobaties, ça me plaît.

Est-ce que tu voudrais, tu rêverais un jour d’y participer ? 

Oui. Et puis c’est quelque chose, apprendre une nouvelle chorégraphie chaque semaine, quelque chose d’unique, et ce serait un très grand rêve pour moi. Et comme à Koh-Lanta, je m’y donnerais à 300 000 %. Me connaissant, je pense que j’y serais des premières heures du matin aux dernières heures du soir en train de travailler…

… en fait c’est toi qui fatiguerais ton partenaire ! 

(Rires) Oui c’est ça, c’est moi qui dirais “allez on en fait encore !”.

Les premiers candidats de la saison 8, qui débute en octobre sur TF1, ont été officialisés, avec Camille Lacourt dernièrement, qu’en penses-tu par rapport aux années précédentes ? 

Je ne connais pas le niveau des prochains participants, ils peuvent vraiment nous surprendre. Ça a été le cas avec Loïc Nottet, que personne ne connaissait au départ. Il a dansé une fois, et il nous a tous calmés. J’attends de voir.




Quel juge tu préfères ? 

Elle est partie, mais c’était Marie-Claude Pietragalla, parce qu’elle avait une manière d’expliquer les choses, qui était telle qu’on comprenait tout de suite.

Des artistes que tu admires ?

Mon chanteur préféré, c’est Mika, tout simplement parce qu’il a une personnalité à lui, il a un charisme impressionnant. Et puis il a réussi à s’imposer avec un style bien à lui. Pour moi, c’est un modèle, parce qu’il ne s’est pas laissé impressionner ou laisser démonter par les critiques. Il a continué, et il est devenu une star. J’adore Emma Watson en tant qu’actrice, tout simplement parce que je suis totalement fan d’Harry Potter. Elle m’a fait rêver en tant qu’Hermione, mais aussi maintenant pour ce qu’elle fait pour les droits des femmes. Et puis elle est d’une élégance et d’une simplicité… certains devraient en prendre de la graine.

Les Harry Potter, tu les as vus, et tu les as lus aussi j’imagine bien ?

Oh oui, des dizaines de fois oui !

Voici les 3 questions qui tuent ! Si tu partais sur une île déserte, tout de suite, seule, avec le droit d’emmener trois objets, n’importe lesquels, qui puissent rentrer dans une valise… tu prendrais quoi avec toi ?

Je prendrais mon bouquin préféré, qui est Harry Potter 1. Je prendrais une photo de toute ma famille réunie, et un carnet avec un stylo pour pouvoir écrire tout ce qui m’arrive, ce que je vois et ce que je ressens.

Si on te propose un crédit illimité et que tu peux partir dès demain dans le pays de ton choix, où voudrais-tu aller, hormis les Etats-Unis évidemment ?

Pour moi, ce serait l’Océanie… l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Je rêve d’y aller. Surtout la Nouvelle-Zélande, parce qu’on a eu la chance avec mon papa et mon frère qui sont dans le rugby, d’accueillir un néo zélandais chez nous, dans le cadre d’un échange, il en parlait beaucoup, et c’est ce qui me donne l’envie de découvrir ce pays.

Le métier dont tu rêvais quand tu étais jeune ?

Si je ne me trompe pas… parce que je suis passée par beaucoup d’envie de métiers, c’était cuisinière, parce que j’adorais faire la cuisine.

Merci May, je te souhaite au nom de tous les internautes du site et amoureux de Koh-Lanta une très belle aventure et te souhaite bonne chance dans tous tes projets et pour la danse.

Merci beaucoup, c’est très gentil.






Alexandre BOERO

(Twitter @AlexBoeroOff – Facebook @alexandreboerocom)

Crédits photos : © Philippe Leroux / ALP / TF1


Publié le 7 septembre 2017 à 09h45

Alexandre Boero

Journaliste et Fondateur du site AlexandreBoero.com (1,7 million de visites depuis octobre 2016) / Journaliste sur Clubic.com

2 thoughts on “Exclusif : Interview de May, candidate de « Koh-Lanta Fidji »

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