Kevin Mayer : “Si je pouvais être le premier, ce serait pas mal”

Kevin Mayer dispute les épreuves de son décathlon vendredi et samedi aux Mondiaux de Londres. L’athlète évoque sa discipline et ses objectifs pour le week-end. 

 

C’est l’un des moments les plus importants dans une carrière d’athlète. Kevin Mayer le sait. Disputer les championnats du monde, voilà qui vous transcende un homme. Le décathlon londonien se dispute les vendredi 11 et samedi 12 août 2017.

Et ces Mondiaux viennent un an après des Jeux olympiques qui ont vu le natif d’Argenteuil (dans le Val-d’Oise) décrocher une médaille d’argent historique, derrière le désormais retraité Ashton Eaton.

Je vise une médaille, la plus belle possible”

Le détenteur du record de France a depuis enchaîné les sollicitations, conscient d’être entré dans le caste des athlètes français les plus reconnus, et les plus prometteurs, comme il nous l’a récemment confié à Marseille, en interview exclusive : “Personnellement, ça ne change pas énormément la vie. C’est juste qu’on a de moins en moins de temps pour nous-même. Il faut réussir à garder des moments d’entraînement, et des moments de repos. Et pour ça il faut prendre des professionnels qui gèrent à ta place. Bien sur que ça prend plus de temps qu’avant, mais ça ne me met pas plus de pression que ça. Je fais des records, je fais des résultats, et ça me met encore plus les crocs pour en faire des meilleurs”.

Si ses performances et ses records lui donnent un statut à part chez les décathloniens : “Forcément les regards ont changé. Plus on fait des résultats, plus les regards changent, plus la manière dont on nous écoute est différente”, Kéké entend mettre à profit sa réussite, pour développer le décathlon tricolore : “Je sens que l’émulation est en train de grimper, notamment avec le petit jeune Fauvel (ndlr : Steven Fauvel Clinch, 17 ans) qui vient d’être champion du monde cadet à Nairobi (Kenya). Tout ça, mes résultats, ceux des autres décathloniens, font que en ce moment le décathlon français se porte très bien, et est de plus en plus connu du grand public”.

A Londres, Kevin Mayer entend monter sur la boîte : “Je vise une médaille, la plus belle possible”, nous confie-t-il. “Il n’y a jamais eu de médaillé décathlonien en France aux championnats du monde, donc si je pouvais être le premier, ce serait pas mal”. Lucide, le détenteur du record de France affirme néanmoins ses ambitions, et ne veut avoir aucun regret : “J’ai tout à faire. J’ai jamais dit que je le ferai, en tout cas mes records font que maintenant j’ai la prétention de pouvoir le faire. Et si je ne le fais pas ce serait une déception, je ne peux pas le cacher. J’ai claqué des records, je suis en confiance techniquement, physiquement je n’ai pas de blessure. Ça devrait bien se passer”.

Le vice-champion olympique a préparé avec sérieux cette échéance. Récemment, il nous avait détaillé le planning d’une journée d’entraînement : “En général, c’est de 1 à 3 épreuves le matin, ça dure entre 1h30 et 3 heures. Et l’après-midi on a musculation. Après, moi, j’ai cette particularité d’avoir un préparateur physique qui me fait faire plein d’exercices pour me rééquilibrer, pour de la prévention de blessure. Je fais au moins 45 minutes tous les matins, même les jours de repos”. Il n’y a pas de repos pour les braves.




Retrouvez Kevin Mayer sur Facebook @Kevin-Mayer et sur Twitter @mayer_decathlon

La vidéo de l’interview, avec PLEIN DE BONUS : 






Alexandre BOERO

(Twitter @AlexBoeroOff – Facebook @alexandreboerocom)

Crédits photos : © Alexandre Boero


Publié le 10 août 2017 à 12h19


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