Tour de France 2017 : Arnaud Démare en claque enfin une !

L’étape entre Mondorf-les-Bains et Vittel aura tenu toutes ses promesses, avec une arrivée au sprint mais pas que. On vous dit tout.




Parti dès les premiers hectomètres de la course, Guillaume Van Keirsbulck (Wanty) a porté tout au long de la journée le terrible rôle de la souris chassée par le chat. Et comme bien souvent dans la nature, le petit animal a perdu contre le félin, joué par un peloton n’ayant qu’une obsession : un sprint en bonne et due forme.

L’échappée de l’ennuie…

Et cette fois-ci, on en était certain, les vaches ne seraient pas les seules à voir passer le train, car le rendez-vous était pris dès le départ. Deux sprints ont été disputés, relativement étranges, où aucune des équipes de sprinters n’a pris en compte la chasse derrière les échappées, ni déposé son leader à quelques mètres de la ligne, à l’image d’un Cippollini à la fin des années 90, et d’une Saeco entièrement dévouée au fougueux italien. Il ne pouvait en être autrement.

On attendait les équipes françaises, fortes de la confiance d’un Arnaud Démare ou d’un Nacer Bouhanni voyant défiler sur ses routes d’entraînements. Mais on a vu pendant plus de 180km, un Guillaume Van Keirbulck transformé en homme sandwich. Malgré ses 7 minutes acquises assez rapidement, mais seul, cette opération ressemblait plutôt à la mission impossible, dont c’était affubler notre précédent président, consistant à inverser la courbe du chômage. La méthode Coué ayant ses limites.

…du jour de la marmotte…

Pendant qu’inexorablement les kilomètres et les minutes défilèrent, le scénario reste figé. Le petit bonhomme bleu devant un peloton regroupé, fonçant sur lui à vive allure, barre de céréales ou pas, bidon ou non, rien n’y faisait, l’issue serait fatale. Comme le “jour de la marmotte” du film “un jour sans fin”, chaque coup d’oeil vers les images du Tour de France offrait le même spectacle. Chaque virage, champ, changement de caméra… Tout était pareil, sauf l’avance s’égrenant,  un peu comme les secondes entre deux tweets de Donald Trump. Plus le temps passait, et plus on se rapprochait du dénouement ou de la prochaine insulte contre les journalistes pour le président Américain.

…Démare gagne devant un scandaleux Sagan.

Après le calme, la tempête. On assiste bien à la course la plus prestigieuse du monde, et les nerfs sont à vif, tout comme les corps de bon nombres de cyclistes, et Vittel restera dans les mémoires en raison d’une chute spectaculaire dans les derniers dizaines de mètres de l’étape. Au sol, Mark Cavendish et John Degenkolb, le long des barrières de sécurité guidant les coureurs vers l’arrivée.

Dans cet agglomérat de jambes en l’air et de cuisses en sang, le champion de France a fait parler sa puissance, en gagnant d’un vélo devant Peter Sagan et un Alexander Kristoff de plus en plus en difficulté contre les cadors mondiaux. Une superbe victoire, éclipsée par le mauvais geste du champion du monde poussant d’un coup de coude un concurrent contre la balustrade et causant un effroyable accident. Alors retenons le positif, et une superbe première victoire française sur ce Tour 2017.

Enseignements : Démarre en claque une et entre dans la cour des plus grands sprinters du moment. Sagan hauteur d’un geste indigne d’une star du cyclisme. Et les courses plates, sans vent, ni quelconque difficulté sont véritablement ennuyeuses.

Interrogations : Peter Sagan peut-il rester sur la course ? Combien Démare va-t-il en enquiller ? Quand allons-nous assister à un véritable sprint ?

L’homme fort du jour : Arnaud Démarre. Incontestablement.





Romain POMMIER (Twitter : Focus_Malus)

Crédit photo : Twitter @LeTour


Publié le 4 juillet 2017 à 18h13


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